La Colonie est tombée, l'Olympe est en ruine, le monde va être entraîné à son tour dans la spirale infernale...
 
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 What future for us ? (Dante x Sora)

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Sora Tenryu
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MessageSujet: What future for us ? (Dante x Sora)  Lun 3 Sep 2018 - 12:39



What future for us ?


Dante et Sora



Je regarde par la fenêtre.

La forêt de Brocéliande est verte et luxuriante. J'aperçois au loin des membres de la guilde vaquer à leurs occupations. Cachée au coeur de la forêt, Olympus est tranquille, cet emplacement a été choisi car il permet de faire de la magie, ici, enchanter des objets est plus facile qu'ailleurs. Je regarde au loin les limites de nos terres, les Veilleurs surveillent, cachés dans l'ombre, je souris, ça me fait penser un peu à Robin des Bois. Nous sommes cachés dans la forêt de Sherwood pour échapper au roi Jean et son terrible shérif.

Sauf que nous échappons à l'Inquisition, depuis notre défaite il y a 10 ans, il faut faire attention à chacun de nos mouvements, les Inquisiteurs possèdent des armes redoutables, comme la machine qui nous enlève nos pouvoirs ... à cause d'elle, ça a été le début de la fin pour nous. Je plisse les yeux, j'étais bien trop jeune pour me souvenir, enfin, un enfant normal n'aurait aucuns souvenirs. Pas moi, je me souviens de la clameur dans les rues, la foule en effervescence ... La joie. Les abrutis. A cause d'eux, ils ont condamné l'Olympe et le monde a commencé à se disloquer. Combien de pays ont été détruits ? Tous. Il ne reste que des ruines de part le monde, le Japon a été détruit, l'Océanie a été abandonnée à cause de la température aride qui y règne et vivre près du chaîne volcanique se relève être la pire chose possible. Une dernière attaque des dieux avant de s'endormir et devenir que des pantins, de vrais handicapés !

Derrière la salle de Réunion se trouve la chambre de Dionysos, les satyres et les dryades se relayent en permanence pour prendre soin de lui. Il survit tant bien que mal, l'esprit de la fête le maintenant en vie. Enfin, c'est la version officielle, pour moi, c'est la folie qui s'est emparée du monde qui lui permet de nous lancer des piques. Le pauvre. Il doit se sentir coupable, j'ai essayé de lui parler de la Colonie, une fois, il s'est fermé comme une huitre, refusant d'en parler, mais j'ai vu la tristesse dans son regard, le malheur de ne pas avoir été à la hauteur.

Je ne peux pas faire les mêmes erreurs, je n'ai pas le droit de provoquer la chute d'Olympus, ma guilde compte sur moi pour prendre les bonnes décisions. J'entends quelqu'un entrer dans la pièce, je ne me retourne même pas, toujours plongée dans mes pensées.

"Que puis-je pour toi ?"


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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Sam 8 Sep 2018 - 21:31

Orangina ou Bière?
J’ai déjà dit que je dormais peu ? Environ trois heures par nuit, l’explication si elle est valable, c’est mon travail constant, je ne peux pas m’arrêter de travailler tant que je ne suis pas fier de ce que j’ai entre les mains. Mais, la contrainte de dormir peu, c’est l’apparence de drogué qu’on tire derrière soi, j’arbore d’énormes cernes sous mes yeux, le sommeil m’appelle inopinément et pour le vaincre, je me gave de café et de boisson énergisante.

Pourquoi je ne travaillais pas aujourd’hui ? Une panne, pas forcément la panne que vous pouvez voir, pas de problème d’érection ou de véhicule donc, non, j’avais une panne d’inspiration, gros syndrome de la page blanche. Un véritable carnage pour moi, lorsque j’espérais voir dans mes têtes plan et pièces, mon esprit était vide, complètement blanc. Un fléau, je désespérais et je crois bien que j’aurais commencé à déprimé sévère si je n’avais pas eu une idée géniale, enfin, pas si mal que ça. Essayer de distraire mon esprit en attendant que l’inspiration revienne. Et, rien de telle qu’une bonne discussion pour animer l’esprit. Mais, alors que je cherchais quelqu’un avec qui parler, je l’aperçu, à la fenêtre, en train de regarder la guilde. J’eu instantanément la conviction que si je parlais avec Sora, mon esprit se déliterait, me faisant retrouver l’imagination.

Me voilà maintenant présent, là à la porte, je passe la pas de la porte, portant un sac en toile avec quelque chose pour grignoter et boire, je rentrai dans la pièce. Je voyais Sora tourné de dos, là, seule et avant même que je puisse m’annoncer, celle-ci m’arracha les mots de la bouche en disant :

« Que puis-je pour toi ? »

Je n’avais pas forcément réfléchis à une excuse et ma fierté d’inventeur m’interdisait complètement d’énoncer ma panne d’inspiration. Je fis alors réfléchir mon esprit à pleine vitesse, essayant de trouver une excuse plausible et c’est seulement après quelque seconde que j’eu l’illumination, l’idée du siècle, l’excuse parfaite. Ainsi, d’une voix que je voulais la plus assurer possible, je répondis :

« Je venais vérifier que tout allait bien sur toi. Tu portes la guilde sur tes épaules, il ne faudrait pas que tu te tus à la tâche, il faut savoir faire des pauses se reposer. Tu veux boire un truc, le temps de te reposer un peu ? »

Puis, sans attendre, je posai mon sac en tissu sur la table au milieu de salle, sortis une canette de Rockstar pour moi, avant d’envoyer une canette d’Orangina à Sora. Puis, réfléchissant quelque seconde repris :

« J’ai aussi une bière si tu veux, mais j’crois que la législation japonaise interdisait l’alcool aux moins de vingt et un ans… Bref, tu fais ce que tu veux. »


Puis, m’asseyant sur une chaise, sans attendre la réponse de Sora, posa mes bottes sur la table, bus une grosse gorgée de Rockstar avant d’ouvrir un paquet de Doritos saveur piment rouge et d’en manger.

J’espérais que je n’allais pas emmerder Sora, mais normalement, mon excuse devrait passer, malgré le fait que je sois quelqu’un qui dort très peu, j’espérais qu’elle serait sensible à ce que je pourrais lui dire. Bref, restait plus qu’à prier. Avec un peu de chance, je retrouverais l’inspiration rapidement et je n’aurais pas besoin de la déranger trop longtemps. Mais, le destin est cruel et se rit de nous…
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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Mer 12 Sep 2018 - 14:28



What future for us ?


Dante et Sora



« Je venais vérifier que tout allait bien sur toi. Tu portes la guilde sur tes épaules, il ne faudrait pas que tu te tus à la tâche, il faut savoir faire des pauses se reposer. Tu veux boire un truc, le temps de te reposer un peu ? »


Je me retourne, le blond arrive toujours à soutirer un sourire. C'est amusant comment je peux redevenir une fille de mon âge quand il est là. Dante est à la fois un génie de la mécanique et le mec qui semble blasé en permanence, cachant un cerveau qui carbure à 100 à l'heure. Je le regarde, il a les cheveux en bataille, le corps couvert de tatouages et des cernes qui lui tombent sur le menton. A se demander quand il dort. Pas beaucoup je suppose, je pense que c'est le quotidien de beaucoup de demi-dieux de ne pas pouvoir dormir comme ils veulent, même au sein des guildes, les plus vieux sont terrifiés à l'idée de revivre la destruction de la Colonie ou du Camp Jupiter. Je n'ose pas leur demander comment était la vie là-bas. La plupart l'ont toujours connu en état de siège, les plus vieux (et ils sont rares !) en parlent comme si c'était un endroit magique, où les adolescents qu'ils étaient pouvaient vivre leur vie tout en utilisant leurs pouvoirs sans avoir peur qu'un monstre leur tombe dessus. Une époque où les soucis étaient mineurs.

Dante me lance une cannette d'Orangina, je la regarde avec curiosité. Elle est un peu cabossée et elle semble avoir pris la poussière, et vu comment Dante trimballe ses affaires, je crains de me prendre un jet acidulé dans la face.

"Je croyais ... que ça avait disparu ... La dernière fois que j'en ai bu, ça remonte ... oulah, au moins 10 ans !"


« J’ai aussi une bière si tu veux, mais j’crois que la législation japonaise interdisait l’alcool aux moins de vingt et un ans… Bref, tu fais ce que tu veux. »

Une bière ? C'est vrai qu'on en produit un peu, mais ça n'a rien à voir avec celles qui étaient produites, toujours d'après les vieux, celle produite ici a un goût de pisse de chat ... ce qui vient à me demander comment ils savent le goût de l'urine de matou. Oublions cette question, ne vaut mieux pas savoir !

"Tu sais que le Japon a disparu il y a 10 ans ? Alors sa législation, je m'en fou un peu ! "

Je rigole, même si je n'ai pas l'âge de boire, du moins, selon la loi de mon ancien pays, je peux dire que je m'en fous. Je crois que la première cuite que j'ai prise, c'est quand je suis devenue Veilleur. La fête avait battu son plein toute la nuit, et au petit matin, je me suis jurée de ne plus jamais avalée un atome d'éthanol pour ne plus jamais a avoir vomir sur mes chaussures ... ou celles des autres. Je me concentre de nouveau sur la première canette, j'ai l'impression que j'ai entre les mains qui va exploser d'une seconde à l'autre. Je regarde Dante avec un petit sourire.

"Tu es sûr que je peux boire ça ? On ne voit même plus la date de péremption ..."


Je me méfie de Dante, du moins, des éventuels blagues qu'il peut faire. Je m'assois près de lui, pas encore décidée à ouvrir la capsule, craignant de voir surgir un monstre je suppose ...

"En tout cas, c'est gentil comme intention, merci, Dante."



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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Sam 15 Sep 2018 - 16:39

Orangina ou bière?
Je crois que même si de base, j’avais voulu profiter de Sora en lui parlant longtemps, la lumière qui étincela au fond de ces yeux me donnèrent encore une raison de plus pour rester ici avec la jeune femme. Celle-ci irradiait de bonheur, de nostalgie, la voir dans cet état me fis fondre le cœur. Je connaissais Sora depuis des années, on se connaissait depuis que moi j’avais environ quatorze ans, tandis qu’elle en avait une dizaine. Devant mes yeux ébahis, la cheffe d’Olympus, la femme la plus forte de tous Brocéliande était redevenue la petite fille admirative qu’elle était il y a dix ans. Je reste plusieurs secondes à la regarder, totalement médusé par ce qui s’est passé devant mes yeux. J’entends Sora me répondre, mais je reste bouche bée :

"Je croyais ... que ça avait disparu ... La dernière fois que j'en ai bu, ça remonte ... oulah, au moins 10 ans !Tu sais que le Japon a disparu il y a 10 ans ? Alors sa législation, je m'en fou un peu ! Tu es sûr que je peux boire ça ? On ne voit même plus la date de péremption ..."

Je réussis à m’extirper de la nostalgie qui venait de me planter ces crocs dans le cœur, je passe une main sur mon visage, puis sur mes cheveux, un geste anodin pour quelqu’un de fatigué, mais ce geste rime surtout à une chose, retirer les larmes du coin de mes yeux. Dire que l’espace d’un instant, le temps d’un regard sur la jeune femme, je m’étais retrouvé plonger dans les limbes de mon esprits, lorsque ma mémoire et l’histoire s’entremêlais dans un récit aussi cruel qu’incohérent, dire que pendant un instant, j’avais oublié le sang qui maculait mes mains, le deuil qui enserrait mon cœur, la terreur qui dévorait mon esprit. Je me sentais tout drôle, l’espace d’un instant, je n’avais plus été l’être se nourrissant de vengeance, se complaisant dans la torture, j’étais redevenu l’insouciant enfant que j’avais été. Puis, je repris complètement pied dans la réalité en entendant les derniers mots de Sora :

"En tout cas, c'est gentil comme intention, merci, Dante."


Je clignais des yeux hébétés, je me sentais tout étrange, comme si tous ce que j’avais vécu depuis mon arrivé à la guilde n’avais été qu’un rêve. Je secouai ma tête, repris ma cannette de Rockstar, la vida d’un coup, laissant mon cœur s’emballer, battre plus fort, cogner de toute ses forces contre ma poitrine. L’inquiétude, tous ces sentiments disparaisse lentement, laissant haine, colère, vengeance et manque de confiance en soi revenir… Voyant que le moment est gênant, car Sora attendant sans doute une réponse de ma part, je répondis d’un air distrait :

« Désolé, je me suis perdu dans mes pensées, réellement désolé. »


Puis, reprenant de l’aplomb à chaque mot, rapidement ma voix redevins aussi blasé et ironique qu’elle l’avait toujours été, laissant le passé disparaître derrière moi :

« Normalement, tu d’vrais pas clamsé parce que t’as bu un truc vieux d’dix ans. La société moderne dans l’quelle n’sommes née mettais des conservateur et beaucoup de sucre partout, même dans cent ans, elle s’ra toujours aussi bonne. »

Puis, réfléchissant à la bière que je venais de lui donner, je repris :

« La bière que j’viens de t’donner, c’est moi qui est essayer de la faire avec un alambic, tout ça. J’me souviens, ma mère, mon grand-père, tout ma famille disait qu’une bonne bière c’était la vie. Avec tout c’que j’ai trouvé dans des bouquins, j’me suis dit que ça voulait le coup d’essayer… M’enfin, c’est vrai qu’une bière artisanale de  trois ans ne te donne pas envie, j’ai abandonné c’t’idée ridicule de faire des bières. Bref, tu d’vrais mieux boire l’Orangina, c’est plus sain. »


Je fis une pause, empoignant une poignée de ces vieilles chips cassée, les enfournant dans ma bouche, puis repris :

« Trouvé des objets d’l’ancien temps, c’est pas trop compliqué, suffis juste d’aller fouiner dans les maisons abandonné, ils ont quelque fois des stock de nourriture en conserve datant de l’épidémie et vus qu’ils ont crever avant, bah moi, j’récupère. Gâché d’la bouffe c’est mal. »

Et alors que j’étais redevenu moi-même, une voix au plus profond de moi m’hurla de faire quelque chose, ainsi, médusé par mon subconscient, par cette force venu du plus profond de mon être. A voix basse, je rétorquai avec nostalgie :

« Dis, Sora, t’as déjà pensé, que la guerre, l’épidémie, les morts, tout ça, t’as déjà pensé que ce qui s’est passé, c’est le mieux qu’il aurait pu se passer ? Que toutes ces privations, ces douleurs, ces deuils, c’est mieux que la vie d’avant… Que la vie que nous vivons maintenant est la meilleure chose qui aurait pu nous arriver ? »

Je suis mortifié, je n’aurais jamais pensé dire cela un jour, je n’en pensais pas un mot, enfin, bien entendu, la vérité derrière est tout autre. Mais, je regrettais presque ces mots que je venais de déclamer… Enfin, ce qui est fait, est fait, je ne peux pas revenir en arrière. Je dois désormais assumé ces mots, des mots, venant du plus profond de mon être…
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Sora Tenryu
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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Lun 17 Sep 2018 - 19:42



What future for us ?


Dante et Sora



«Désolé, je me suis perdu dans mes pensées, réellement désolé. Normalement, tu d’vrais pas clamsé parce que t’as bu un truc vieux d’dix ans. La société moderne dans l’quelle n’sommes née mettais des conservateur et beaucoup de sucre partout, même dans cent ans, elle s’ra toujours aussi bonne. La bière que j’viens de t’donner, c’est moi qui est essayer de la faire avec un alambic, tout ça. J’me souviens, ma mère, mon grand-père, tout ma famille disait qu’une bonne bière c’était la vie. Avec tout c’que j’ai trouvé dans des bouquins, j’me suis dit que ça voulait le coup d’essayer… M’enfin, c’est vrai qu’une bière artisanale de  trois ans ne te donne pas envie, j’ai abandonné c’t’idée ridicule de faire des bières. Bref, tu d’vrais mieux boire l’Orangina, c’est plus sain. »

J'attrape la bouteille en verre, une bière faite comme avant ... je n'imagine pas combien de temps Dante a passé de temps pour l'élaborer, sûrement des heures. Le connaissant, il a dû éplucher son bouquin des heures et le retourner dans tous les sens pour choisir les meilleurs ingrédients ... et je réalise que nous avons des champs d'orge. Je n'étais pas au courant ! Je cligne des yeux, comment des champs ont pu passer hors de ma vigilance ? Je suppose que j'ai encore pas mal de boulot avant d'être un leader de la trempe de Hae.

"Non, si tu as travaillé dessus, je dois au moins goûter ... J'espère seulement que tu n'essaies pas de me tuer, je risquerais de venir te hanter."


Je lui souris et observe la bouteille avec étrangeté. J'ai l'impression de boire en scred. J'ai peur qu'on me surprenne en train de prendre du bout temps. En même temps, depuis quand, j'en ai eu, du bon temps ? Je ne me souviens pas, j'ai beau me creuser la cervelle, je ne vois pas à quand remonte une époque où j'aurais pu ... être heureuse. Me faire passer pour une enfant de mon âge sans cette épée de Damoclès qui a toujours été au-dessus de ma tête, enfant, je me souviens que j'étais terrifiée de parler aux autres enfants, de peur qu'ils apprennent ce que j'étais vraiment. De peur de finir sur la potence et de me faire assassiner devant une foule en délire, oubliant qu'elle a devant elle une gamine qui n'a jamais quitté l'enfance ... Quel empereur romain a fait violé une gamine devant une foule avant de l’exécuter brutalement ? Je ne sais plus, mais des fois, je me sens comme cette pauvre enfant qui n'avait rien demandé ... et qui se retrouve à porter les vices d'une société entière.

« Trouvé des objets d’l’ancien temps, c’est pas trop compliqué, suffis juste d’aller fouiner dans les maisons abandonné, ils ont quelque fois des stock de nourriture en conserve datant de l’épidémie et vus qu’ils ont crever avant, bah moi, j’récupère. Gâché d’la bouffe c’est mal. »

Je regarde le vieux paquet décrépi, moi aussi, je suis partie dans mes pensées, je suis incapable de dire s'il a dit quelque chose avant. J'attrape le paquet et passe un temps fou à traduire ce qui est marqué dessus, j'ai toujours eu du mal avec le français, cette langue est une torture pour les étrangers. Mais en même temps, combien reste-t-il de personne capable de la pratiquer ? Combien ont survécu à la fin du monde ? Et à la Pandémie ? Aucune idée, plus beaucoup je suppose. Nous ne sommes que 20 millions désormais. Dire qu'il y a à peine 20 ans, nous étions à 7 milliards ! J'imagine que sur les continents abandonnés, ça doit être des charniers à chaque coin de rue ... pour ce qu'il en reste. Ou peut-être que la nature a repris ses droits et il ne reste déjà plus la marque de l'homme. J'aimerais bien visiter ces terres, redécouvrir le monde suite à la fin du monde, une sorte de nouvelle terre vierge qui a enfin pansé ses plaies.


« Dis, Sora, t’as déjà pensé, que la guerre, l’épidémie, les morts, tout ça, t’as déjà pensé que ce qui s’est passé, c’est le mieux qu’il aurait pu se passer ? Que toutes ces privations, ces douleurs, ces deuils, c’est mieux que la vie d’avant… Que la vie que nous vivons maintenant est la meilleure chose qui aurait pu nous arriver ? »


Je le regarde, comment ça ? Comment est-ce que cette vie pourrait être mieux ? Et puis je repense à l'enfant tuée ... à la foule en délire, à la défaite, à l'Inquisition, à la Pandémie. Pendant 2 décennies, l'humanité a subi une purge monumentale, comme pour expier une faute monumentale. Et nous, nous sommes toujours là, nous avons souffert plus que n'importe qui, nous avons hurlé et avec la rage de vivre, nous sommes toujours là. Dans un monde quasi à l'abandon, qui essaie de revivre de ses cendres déjà froides, qui essaie de fonder une nouvelle civilisation en oubliant l'ancienne qui est trop douloureuse à se souvenir. Je n'ai jamais vu ça sous cet angle, c'est étrange, mais se dire qu'on a survécu alors que tous voulaient notre mort, c'est presque drôle.

"Tu veux dire ... qu'on revient aux vraies valeurs ? Celles qui ont de l'être humain qui créature qui un jour a eu le droit de vivre et qu'avec la Grande Guerre, on nous a retiré ce droit ?"

J'ouvre ma bière avant de reprendre.

"Par rapport aux autres, je n'ai pas tant souffert, mais ma mère m'a forcé à prendre les devants, si moi, je n'ai pas connu l'horreur, je devais relever ceux qui l'avait vécu, les mener pour que jamais, ils ne la connaissent. Mais ... je me sens perdue, on me raconte comment c'était, mais je me souviens pas, je ne l'ai pas connu, l'Apocalypse, ou du moins, j'en ai pas souvenir. Ce que tu me parles, je l'ai toujours connu ... alors d'une certaine façon, c'est la normalité pour moi."


Je bois une gorgée, je lui souris. J'allonge mes jambes sur la table, au diable les convenances, ce soir, je relâche la pression.

"Pas mauvaise, ta bière."



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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Dim 23 Sep 2018 - 12:04

Orangina ou Bière?
Mes paroles restèrent quelque seconde en suspens. Je regardais Sora d’un œil attentif, essayant de décrypter chacun des signes qu’elles pourraient envoyer, mais j’étais aveugle, rien dans son comportement ne me permettait de savoir quelle mot sortirait. J’étais complètement scotché aux lèvres de Sora, ne sachant pas trop quels mots allaient sortir de ces lèvres. Puis, finalement, les mots sortirent :

"Tu veux dire ... qu'on revient aux vraies valeurs ? Celles qui ont de l'être humain qui créature qui un jour a eu le droit de vivre et qu'avec la Grande Guerre, on nous a retiré ce droit ?"


Je regardais Sora ouvrir la bière, j’ai un petit sourire aux lèvres, qu’elle ose boire cette infâme boisson n’était sans doute pas une bonne idée. Mais, je me raccrochai de nouveau à la réalité, pour entendre la suite du discours de Sora :

"Par rapport aux autres, je n'ai pas tant souffert, mais ma mère m'a forcé à prendre les devants, si moi, je n'ai pas connu l'horreur, je devais relever ceux qui l'avait vécu, les mener pour que jamais, ils ne la connaissent. Mais ... je me sens perdue, on me raconte comment c'était, mais je me souviens pas, je ne l'ai pas connu, l'Apocalypse, ou du moins, j'en ai pas souvenir. Ce que tu me parles, je l'ai toujours connu ... alors d'une certaine façon, c'est la normalité pour moi. Pas mauvaise, ta bière."

Je lâchai un rire nerveux en la voyant prendre ses aises. J’avais déjà pris les miens, avec mes bottes toujours sur la table. Puis, me reculant légèrement, retira mes pieds de la table, puis me mis à effectuer les cents pas dans la salle, l’histoire de calmer mon cœur, un cœur ivre de vérité et de tristesse. Le discours que j’allais déclarer, c’était une vision de ma vie, une vision que je ne voulais pas embrasser, mais une vision nécessaire. Ainsi, c’est avec une voix mélancolique que je commençais :

« Je me dis quelque fois, que si la guerre, la famine, tout ça n’avait pas eu lieu, je n’aurais pas rencontré de nombreuses personnes ici. On pourrait  croire qu’on se serait un jour revu dans ce qu’étais la colonie. Mais, à quoi bon le nier. Tous mes pouvoirs de sang-mêlé, je les ais maîtriser en autodidacte, la guilde ne m’a jamais qu’aider à les améliorer. De plus, aurais-je été le même ? Un gosse gavé d’argent, de gloire. A ses pieds respects, argent, femme, gloire. Pourquoi nier une évidence si cruelle à nos cœurs. Sans cette guerre, nous aurons tous été différent, moi, y compris. Ainsi, les rapports entre nous tous dans ce monde aurait été bien différent. Puis-je donc essayer de souhaiter que tous ceci n’ai jamais eu lieu ? En faisant ça, ne suis-je pas en train de renier tous les moments passer ensemble que ce soit avec toi, ou avec n’importe quelle autre membre de la guilde ? Je ne veux pas renier cette vie, ma vie. »


Je fis une pause, me passa la main dans mes cheveux, pris une longue inspiration avant de reprendre :

« J’ai perdu tous ce que j’avais avec cette guerre, famille, argent, gloire. Il ne me reste rien, sauf un cœur meurtris, un membre putride battant à tous rompre dans une poitrine étouffé. Un cœur essayant de garder sa vocation de sièges des sentiments. Essayant de ne pas oublier chacun de ceux que je connais. La guilde, mes sentiments, sont la seules choses qui me reste. Je n’ai pas envie de les renier. La guerre, tout ça m’a fait tant de mal, tous cela m’a transformé, puis-je donc décemment espérer que rien de tous cela ne soi arriver ? N’est-ce pas une insulte à tous ceux mort pour nous de souhaiter que rien ne sois arrivé ? »

Les questions se bousculaient dans un cœur qui reprenait sa place de sièges des sentiments, dans une bouche étouffé par le mutisme. Seul ne restait qu’un sanglot informe, qui s’échappa de ma gorge. Je restais dos à Sora, immobile. Qu’on soit fait du plus puissant acier ou du bois le plus fragile, on finit toujours par se briser, rien n’est incassable, pas moi plus que les autres. Ainsi, je laissais mes larmes couler en silence, la douleur du deuil fluctuait, pour moi, elle était presque aussi forte que jamais, je souriais de douleur. Ma gorge restait étrangère à tous sanglot. Je ne pus que répondre, avec une voix aussi douce que je savais le faire, une voix ultra nostalgique :

« Au moins, la bière est bonne. Ça montre que tout n’est pas perdu, pas encore. »

Je restais immobile et stoïque, j’étais l’esclave du passé et de la douleur, j’étais l’esclave de la faiblesse de mon cœur. Mais, il valait mieux pleurer ici, avec quelqu’un de confiance, que devant les membres de la guilde. En tant que personnalité importante de la guilde, nous devions être irréprochables, quitte à souffrir en silence…
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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Mer 3 Oct 2018 - 19:46



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Dante et Sora



« Je me dis quelque fois, que si la guerre, la famine, tout ça n’avait pas eu lieu, je n’aurais pas rencontré de nombreuses personnes ici. On pourrait  croire qu’on se serait un jour revu dans ce qu’étais la colonie. Mais, à quoi bon le nier. Tous mes pouvoirs de sang-mêlé, je les ais maîtriser en autodidacte, la guilde ne m’a jamais qu’aider à les améliorer. De plus, aurais-je été le même ? Un gosse gavé d’argent, de gloire. A ses pieds respects, argent, femme, gloire. Pourquoi nier une évidence si cruelle à nos cœurs. Sans cette guerre, nous aurons tous été différent, moi, y compris. Ainsi, les rapports entre nous tous dans ce monde aurait été bien différent. Puis-je donc essayer de souhaiter que tous ceci n’ai jamais eu lieu ? En faisant ça, ne suis-je pas en train de renier tous les moments passer ensemble que ce soit avec toi, ou avec n’importe quelle autre membre de la guilde ? Je ne veux pas renier cette vie, ma vie. J’ai perdu tous ce que j’avais avec cette guerre, famille, argent, gloire. Il ne me reste rien, sauf un cœur meurtris, un membre putride battant à tous rompre dans une poitrine étouffé. Un cœur essayant de garder sa vocation de sièges des sentiments. Essayant de ne pas oublier chacun de ceux que je connais. La guilde, mes sentiments, sont la seules choses qui me reste. Je n’ai pas envie de les renier. La guerre, tout ça m’a fait tant de mal, tous cela m’a transformé, puis-je donc décemment espérer que rien de tous cela ne soi arriver ? N’est-ce pas une insulte à tous ceux mort pour nous de souhaiter que rien ne sois arrivé ? »

J'écoute sans rien dire, essayant vaguement de comprendre sa façon de voir, de comprendre ses sentiments, mais je n'y arrive tout simplement pas. Je n'arrive pas à éprouver le moindre sentiment, pas même la moindre empathie pour ce qui semble être mon seul ami. Je ne vois que des calculs, des manœuvres, des complots par centaines. Je ne vois pas le cœur, simplement l'esprit : froid et calculateur. Je ne vois que ce sommet que je souhaite atteindre, ce rêve que j'aperçois au loin : celui de reprendre le contrôle de ce monde à l'agonie, être la nouvelle suprématie sur cet univers en décadence, en un sens, nous méritons peut-être ce qui nous ait arrivé. Nous n'avons pas vu la colère du peuple, nous l'avons ignoré purement et simplement, les dieux se sont cachés derrière leur fameuse interdiction, celle de ne pas intervenir. Quoi qu'il en coûte, ne jamais mettre son grain de sel dans cette balance si fragile, à l'équilibre si précaire, malheureusement, ils n'ont pas vu qu'elle a basculé en leur défaveur. Nous avons lutté, dix longues années durant, priant, espérant qu'ils viendraient nous sauver. Mais ils ne sont jamais venus, pire, ils ont laissé les deux sanctuaires se faire exploser, tuant des dizaines de demi-dieux. Je n'imagine pas la détresse que les miens ont dû ressentir, ce sentiment de désespoir absolu, plus aucune lumière à laquelle se raccrocher.

J'en suis venue au fait que nous ne pouvions plus compter sur personne, ce sentiment d'amour et d'obéissance aveugle appartiennent au passé, si nous voulons reprendre ce qui nous appartient de droit, après tout, si nos parents sont morts, n'est-il pas normal que ce soit nous, les enfants de monter sur le trône ? Chasser les envahisseurs sans le moindre scrupule et leur expliquer que plus jamais, le génocide de demi-dieux sera possible désormais. Je tique encore, je suis donc vraiment incapable de penser à autre chose que cette prise de pouvoir ? Ne puis-je pas m'accorder quelques instants de répit dans cette lutte ? Ne puis-je pas me comporter comme une jeune femme normale ?

Je ne pense pas, je ne pense plus, j'ai vécu toute ma vie durant dans un carcan de glace, ne jamais flancher, ne jamais montrer ses sentiments, toujours voir au loin pour ne pas regarder ce présent sombre et perdu. Ne jamais s'attacher à la vie mortelle, car celle-ci finit toujours par disparaître immanquablement, que ce soit par la trahison, la maladie ou la Mort, si présente. Thanatos doit-être la seule divinité à ne pas souffrir du manque de la mort, et après tout, que se passerait-il si la mort elle-même venait à disparaître ? Les fantômes reviendraient-ils sur cette terre en deuil ? Les demi-dieux tombés prendraient-ils de nouveau les armes ? Ou resteraient-ils tous en Enfers, dégoûtés par ce monde et sa mentalité de domination.

Dante me tourne le dos, je me serre les bras, je ne vois pas le côté altruisme, je crois que je ne suis pas sûre de bien savoir à quoi ça sert exactement, qu'est-ce l'amour en fait ? Est-ce le fait de coller mes lèvres sur celles d'un autre ? Ou me coucher sur le dos et espérer perpétrer une descendance ? Je ne vois que le côté pratique de la chose, à quoi bon voir par les sentiments, ça nous rend aveugle et nous sommes incapable de prendre des décisions pleine de sens. Je penche la tête en arrière, avec cette question qui commence à me trotter dans la tête : est-ce que je suis un être capable de ressentir des émotions ?

« Au moins, la bière est bonne. Ça montre que tout n’est pas perdu, pas encore. »

Je le regarde de nouveau, lui. Nous avons les mêmes objectifs, la même ardeur. Mais nos parcours sont si différents ! J'ai beau regarder d'un côté ou de l'autre, là où Dante voit de la tristesse, je vois une simple occasion ratée, là où il voit le bonheur, je vois un pas de plus vers mon objectif. Nous sommes l'inverse de l'autre, entre lui bien trop émotif et moi qui ne suis qu'un morceau de glace, décidément quelle paire !

"Le feu et la glace, opposés mais pourtant si complémentaires ..."


Je le murmure, si bas que moi-même, je ne suis pas sûre de m'entendre, après tout, je me sens divaguer, ce n'est quand même pas une gorgée d'alcool qui va me rendre ivre ? Ou est-ce ce sentiment de malaise avec moi-même qui m'emporte ? Je ne me pose pas ce genre de questions d'habitude, j'avance, tout simplement. Les sentiments empêchent de prendre les bons sentiments, je me martèle cette phrase encore et encore, sinon, j'aurais presque peur d'avoir tout faux quant à ma façon de voir le monde.

Je me redresse et faire craquer mon dos, je caresse le verre de la bouteille avec douceur, essayant de trouver un quelconque réconfort dans ce geste, mais je ne trouve rien, juste le néant et de l'agacement.

"Dante, est-ce que je suis un bon chef ? Est-ce que je prends les bonnes décisions ? Tu es mon bras, dis-moi."


J'espère que sa réponse pourra m'arracher un vrai sourire, celui que l'on fait quand on est heureux pour soi-même. Mais je n'y crois pas vraiment.



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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Sam 6 Oct 2018 - 16:22

Je suis ivre de toi, ma fleur!
Dans un monde sans tendresse, dans un monde ou brûle haine, colère, désillusion, j’ai soif d’amour, j’ai soif de relation humaine… Je veux m’enivrer au contact des gens, je veux pouvoir être aimer, pas que quelqu’un aime Dante le bras Droit, le gars sûr, non, je veux qu’on aime Dante, le vengeur, le violent, le charismatique, le bluffeur, le mauvais… J’ai faim de sentiment, étouffé par la rancœur, je veux plus… Suis-je capable de cueillir la fleur si loin à ma portée ? Suis-je capable de cueillir cette fleur si belle, mais si lointaine, lorsque je reste dans mes contrées brûlante d’émotion, cette fleur, elle reste dans le froid de l’avarice…

Cette douleur m’étreins le cœur, toujours plus puissante, cette force invisible me tue de l’intérieur, cette force invincible et invisible. Ouvrir son cœur est-il futile ? Essayer de montrer aux gens ce qu’on ressent, est-ce caduque ? Etais-ce une erreur de croire cette fleur cherchait le contact de ma main et non sa protection ? Cette fleur si froide, si semblable à la neige, pouvais-je la cueillir, malgré mes échecs pour la rapproché de moi. Un gouffre abyssal remplis de tristesse et de chagrin, c’était mon cœur, le siège des sentiments si peu nombreux mourrait peu à peu.

La colère, l’impulsivité remonté à grande enjambé, de mon membre putride devant ressentir quelque chose, je ne ressens plus que l’acidité de mon estomac, une sensation rance, désagréable, au fond même de ma poitrine. Mon cœur se calme, il devient de plus en plus lent, seul reste l’âpreté acide, l’âpreté de ne pas réussir à cueillir cette fleur. Fleur ivre d’elle-même.

Je reste face à elle, je serre les poings, mes jointures sont blanches, le feu qui se dégage de mon ventre, inondant les canaux abandonné de ma raison. Je repasse ses mots, les uns après les autres, je les réentends…

« Dante, est-ce que je suis un bon chef ? Est-ce que je prends les bonnes décisions ? Tu es mon bras, dis-moi. »

Stupide fleur incapable de ressentir quoique ce soit ! Ne puis-je pas juste te cueillir pour té chérir, ne puis-je pas espérer dévorer ton cœur, pour pouvoir être ivre d’amour, pour détruire cette solitude solide qui me dévore. Ne puis-je pas ouvrir mon cœur pour que tu puisses y planter tes racines, même aux prix d’avoir tes épines planter dans ma poitrine ? Est-ce réellement caduque d’espérer pouvoir transformer cette fleur ?

Lorsque rien ne marche, que puis-je faire ? Je me perds dans ma haine et ma vengeance… Elle se fane à cause de l’hiver perpétuel. Ne puis-je pas nous sauver, tous les deux d’un coup ? Ne puis-je pas lui montrer toute l’importance qu’elle revêt à mes yeux ? Qui suis-je pour elle, qui suis-je pour cette fleur glacé ? Ne suis-je qu’une corniche qui lui permet de se nourrir, cherchant une nouvelle quand je ne serais plus ? Ou alors, qui-je indispensable ?

Ces questions, ces questionnements me ravageaient l’esprit comme le corps… Mes jambes tremblaient, mes lèvres s’agitaient, mes yeux encore pourpre de mes sanglots lançaient des flammes infernale…

Je ne me laisserais pas dévorer ! Si jamais je ne peux avoir cette fleur, alors elle ne me dévorera pas. Je vais sauver mon cœur, je vais dès à présent retirer chacun des pétales de cette fleur que j’aime tant. Quand elle se rendra compte de ce qu’elle à perdu, elle reviendra. Je ne suis pas quelqu’un qui se laisse dévorer en silence, je ne peux accepter cette échéance !

Je me retourne, d’un pas vif, je me rapproche de la table ou elle siège, je lui arrache la bouteille des mains, je la vide d’une traite avant de jeter le flacon de verre par terre, roulant avec un son feutré, je soulève Sora de sa chaise, je la pousse vers le mur, gardant une mine neutre. Jusqu’à ce que celle-ci soit dos contre le mur. Je place ma jambe entre les siennes. Je pose violemment mon front contre le sien, la regardant bien dans les yeux, lui permettant de voir mes prunelles rouge par les pleurs, injecté de sang par le manque de sommeil. Je la domine physiquement à ce moment ci, de toute ma taille, j’enveloppe le corps frêle de cette fleur.

Je bouge mon front pour placer ma bouche à quelque millimètre de son oreille avant de murmurer d’une voix si glaciale que j’en aurais presque frissonné, si le feu qui brûlait au fond de mes entrailles n’était pas plus puissant :

« Qu’est-elle devenu ? Qu’est devenu le petit bourgeon de cheffe que j’ai connus ? Pourquoi se bourgeon a-t-il éclot en fleur hivernale ? »

Je me recule légèrement, tout en gardant Sora enfermé sous moi, je bougeai ma nuque pour la faire craquer avant de placer mes lèvres vers l’autre oreille, reprenant de plus belle :

« J’ai toujours crus qu’à force de côtoyer des machines, j’allais en devenir une… Mais, je crois que je me suis trompé, tu es beaucoup plus une machine que je ne le serais jamais… »

Je relevai ma tête pour replacer mon front sur celui de Sora, puis esquissant un rictus carnassier je repris :

« Tu es si ivre de toi-même, de ta réussite que tu es incapable de ressentir la moindre chose pour autrui… Tu n’es pas le centre du monde. Être incapable d’avoir de l’empathie pour la seule personne qui se soucie de toi ! Tu ne te soucie que de toi-même… Mais je sens la graine du doute dans ton esprit, tu as peur de ne pas être à la hauteur ! »

Je relâche légèrement mon emprise pour elle, avant de conclure avec des mots aussi dure et brûlant que l’étais mon cœur :

« Apprends que le monde n’est pas à tes pieds… Nous ne sommes pas des pièces de machine interchangeable, chacun de nous possède un cœur, un esprit, une vie, des rêves, des émotions… Mais toi, tu ne sembles en n’avoir que la moitié. Même si chacun de nous n’est pas indispensable, tu ne l’est pas non plus…»

Je me recule complètement, la laissant respirer, puis me tournant, sans un regard, je partis, puis, arrivé à la porte cracha avec ardeur :

« Tu t’es perdu Sora, tu n’as plus qu’à te retrouver… Jusque-là… Ne compte plus sur moi. Au revoir cheffe… Bon travail ! Continue comme ça.»

La douleur qui irradiait de mon cœur n’avait jamais été si forte. Et alors que je passais le pas de la porte pour disparaitre dans le couloir, mon esprit était encore plus envahi par l’image de cette fleur… Fleur que je désirais, fleur que j’aimais… Fleur que j’avais blessé…
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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Mer 17 Oct 2018 - 19:21



What future for us ?


Dante et Sora



Le silence.

Voilà ma seule réponse, je baisse les yeux, ainsi donc, je ne suis plus la leader parfaite, je ne suis plus aussi charismatique, ni parfaite. Non, je redeviens comme avant, petite et fragile. Je retiens un soupire. Un leader se doit d'être au-dessus de tout, être une sorte de divinité, un guide spirituel que tout le monde suivrait. Alors si même mon bras droit se retrouve à douter de moi, à quoi est-ce que je sers ? Je ne peux pas perdre la face ainsi. Je me retiens de bouillir, de chercher des explications, je refuse tout simplement que l'on m'écarte de mon poste, j'ai travaillé trop dur, j'ai sacrifié trop de choses pour me faire avoir alors que les choses deviennent enfin intéressantes. Enfin, nous allons pouvoir commencer la manœuvre de contre-attaque ! Enfin, nous allons pouvoir faire trembler l'Inquisition, détruire leurs nouveaux dogmes, et surtout, faire revenir un peu de magie pour nous donner plus d'actions possibles. Oui, je ne peux pas échouer aux portes de la Révolution, ce serait trop injuste, trop nul ! Je ne veux pas que cela se termine maintenant, j'ai encore des cartes à jouer !

Il s'avance brutalement vers moi, je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'il se passe, on  dirait un autre homme. Je le regarde droit dans les yeux, essayant de comprendre son geste, je ne vois que de la rage et de la folie, mais qu'est-ce qui lui prend ? Pourquoi il agit de la sorte ? Il m'arrache la bouteille des mains, j'en aurais presque peur, est-ce la fatigue ou le surmenage qui le mettent dans cet état ? Je l'ai poussé à bout avec les derniers projets ? Je pensais que cela le rendrait heureux, il peut enfin se donner à fond sur quelque chose qu'il maîtrise. Je cherche des explications, mais aucune ne me semble correcte.

Il me plaque contre le mur, mon coeur s'emballe, je ne comprends, ou plutôt, j'ai peur de comprendre. Je sens que mon coeur va sortir de ma poitrine s'il s'avance encore un peu. Je suis à la fois excitée et terrifiée. L'idée de le sentir contre moi me rends à moitié folle, commençant à imaginer divers scénarios où nous ferions l'amour. L'envie de l'embrasser me prends, j'en meurs d'envie, il est si près, je sens sa peau contre la mienne, je me sens prise d'une fièvre, mes doigts commencent à filer vers son corps. Je n'ai jamais franchi le pas, en même temps, je n'ai jamais eu le temps, et ensuite, l'idée de tomber enceinte ne m'enchante guère. Que ce soit les guildes ou l'Inquisition, s'il y a une chose sur laquelle les deux s'entendent à merveille, c'est bien la question de la maternité. Il faut des enfants, une nouvelle génération. Il faut repeupler le monde. Il faut assurer la descendance, après tout, maintenant, il y a de la place. Oui, pendant une seconde, je m'imagine à porter ses enfants, à l'aimer, comme on aime l'homme de sa vie.

Une si petite seconde, balayée par sa voix plus glaciale que la Mort.

« Qu’est-elle devenu ? Qu’est devenu le petit bourgeon de cheffe que j’ai connus ? Pourquoi se bourgeon a-t-il éclot en fleur hivernale ? J’ai toujours crus qu’à force de côtoyer des machines, j’allais en devenir une… Mais, je crois que je me suis trompé, tu es beaucoup plus une machine que je ne le serais jamais… Tu es si ivre de toi-même, de ta réussite que tu es incapable de ressentir la moindre chose pour autrui… Tu n’es pas le centre du monde. Être incapable d’avoir de l’empathie pour la seule personne qui se soucie de toi ! Tu ne te soucie que de toi-même… Mais je sens la graine du doute dans ton esprit, tu as peur de ne pas être à la hauteur ! Apprends que le monde n’est pas à tes pieds… Nous ne sommes pas des pièces de machine interchangeable, chacun de nous possède un cœur, un esprit, une vie, des rêves, des émotions… Mais toi, tu ne sembles en n’avoir que la moitié. Même si chacun de nous n’est pas indispensable, tu ne l’est pas non plus…»

Pour dire la vérité, je ne l'ai pas écouté. J'ai senti mes oreilles siffler si fort que j'ai senti mon équilibre vaciller, je ne comprends pas, pourquoi une telle rage ? Je n'ai jamais changé d'un iota, il pensait quoi ? Que j'allais devenir douce et mignonne ? Mon travail avant tout. Et la réponse devient évidente, ce que j'ai espéré, il le veut depuis longtemps. Mes mains se renferment sur le vide, ainsi donc, je suis l'objet de ses rêves et je me refuse à lui ? Quel idiot.

« Tu t’es perdu Sora, tu n’as plus qu’à te retrouver… Jusque-là… Ne compte plus sur moi. Au revoir cheffe… Bon travail ! Continue comme ça.»


Je le regarde dans les yeux. Quel idiot, il ne comprends pas. Il ne voit pas. Nous n'avons pas le temps de copuler alors que nous sommes si proches du but ! Est-ce qu'il croit que ça m'amuse de calculer sans arrêt, de réfléchir pour le bien de tous, de ne plus être égoïste ? Non, je ne peux pas, je suis à la tête d'Olympus, je ne peux pas me permettre de salir notre nom. Et agir comme un enfant, est-ce correct ? Et depuis quand je suis sa fleur ? Non mais il se prend pour quoi ? Je ne lui appartiens pas, je ne suis qu'à moi et moi seule ? Il se sent délaissé ? Il veut de l'attention ? Il veut mon affection ?

Quel dommage.

Je soupire, longuement. Et l'envie de le planter devient presque plus excitante que de le prendre sur la table, mais je me sens trahie. Et aussi piégée, j'ai besoin de lui. Il est un rouage important dans mes plans, mais il a raison. Tout se remplace, il faut juste un temps d'adaptation, dommage, j'aimais bien travaillé avec lui. Je m'approche de lui et lui fait un sourire.

"Donc, tu es déçu ... Comme c'est triste en effet."

Je me détourne de lui, l'ignorer, j'adore ça, je prends une grande respiration avant de reprendre un sourire chaleureux aux lèvres.

"Si tu te sens délaissé, je suis désolée. Mais je vais te retirer un peu de ta peine ... Je te relève de ton poste, je n'ai pas besoin d'un conseiller qui se comporte comme un enfant."


Je finis la bière, et lui donne la bouteille, je plante mon regard dans le sien, toujours plus froid et mortel, la menace plane, mais elle est aussi légère que la brise, des mots si doux pour des émotions si violentes. Pourtant, je continue sans rien paraître. Même si je me déchire de l'intérieur.

"Va chercher Belgabesh, ce sera ta remplaçante, ce sera tout. Oh ! Et si tu t'avises encore de me menacer, je pense qu'il ne sera plus nécessaire que nous nous parlions. J'y pense, tu as du travail, dépêche toi d'y aller."


Je claque des doigts et des Veilleurs viennent, lui coupant tout moyen de répondre.

"Ce sera tout, McArthur, je vous remercie de vos services en tant que conseiller."

Je me tourne vers la porte qui mène vers la chambre de Dionysos, je suis la seule qui en ait la clé, je toque doucement et pénètre seule dans la pièce. Je referme la porte et me laisse glisser au mur, le coeur en vrac, je pleure en silence, éloignant avec rage l'idée de lui demander de devenir mon partenaire dans la vie.

"Tu as tout gâché ..."


Et je comprends quelque chose, même sur lui, je ne peux pas m'appuyer, je ne peux me reposer sur personne. Soit, c'est triste et c'est un fait. Désormais, passons à la prochaine phase du plan, déclencher une nouvelle guerre. Et au moins, je serais satisfaite, je pourrais enfin me défouler et vider toute la haine et la rage qui tapissent mon coeur. A moins que ce ne soit que de la tristesse de ne plus pouvoir lui parler en tant qu'ami, et encore moins en tant que petit ami.

Je pleure toutes les larmes de mon corps en me retenant de hurler ma tristesse.



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MessageSujet: Re: What future for us ? (Dante x Sora)  Mer 17 Oct 2018 - 20:37

Comportement Autodestructeur!
Folie, désespoir, colère ? Avarice, luxure ? Quelle était cette sensation qui replissait mon cœur… Regret, tristesse ? Avais-je mal ? Etais-je heureux ? Est-ce que pouvais me sentir plus fort que cela ? Cette colère infernale, cette force venu du fond de mon être, qu’étais-t ‘elle ? Etais-ce une force, une faiblesse. Tout grisé que j’étais, je ne ressentais presque pas les bras fort et vigoureux qui m’empoigne, j’avais assez de force pour les viré, tous d’un coup, mais je n’ai pas envie, ce contact, si douloureux sur ma peau tanné semble comme un fil qui me relie à ce monde…

Tout, je venais de tout perdre tout ce qu’il me restait… De mon amour, de mes sentiments, de tout ce que j’avais fait pour la guilde, plus rien… Moi, le génie, celui qui a tout donné pour la guilde, on me retire tout ? Je ressens une rage intense, se mélanger à ma folie, mon esprit avait perdu les frontières de mon existence, seule un profond vide, tandis qu’on me tire vers la sortie, je ne peux que regarder Sora avec la lèvre du dessus crispé dans un rictus aussi proche du sourire que de la morsure…

Qu’ai-je fait ? Suis-je coupable ? Suis-je destiné à perdre tout ce qu’il me reste ? Ne puis-je pas garder quelque chose plus longtemps que quatre ans ? Je sers les poings, dehors, j’avance sans un mot, sans un regard, vers la maison, j’avance vers un arbre avant de balancer mon poings dessus, une fois, deux fois, trois fois. Ma main droite en sang, l’arbre à moitié briser en deux, je crache une glaire sur le sol meuble.

Je parcours toute la guilde, je rentre chez moi, je m’enferme, je sors, un livre, un second, un troisième, je me mets à lire, si rapidement, mais les formules s’imprègne en moi, je les vois dans mon esprit, puis, une fois sentant mon esprit hors de ces limites. Je m’approche près d’un placard, je sors un sac, j’enfourne tout ce que je peux mettre dedans, vêtement, livre et caetera… Puis, je sors un petit sachet, je le place sur une table… Je reste comme cela quelque seconde, puis, de colère, pour essayer de faire disparaître se vide en moi, qui deviens de plus en plus abyssale et gigantesque, je sors une petite paille, je place la poudre sur la table, je tremble légèrement… De ce que j’ai entendu, plus rien ne sera comme avant, mais j’ai aussi entendu que je me sentirais mieux après cela… J’enfonce la paille légèrement dans mon nez, je frisonne, je me mords, la lèvre… Qu’est-ce que les autres penseront de moi ? L’image de Sora s’imprègne en moi, dans un accès d’une folie aussi amoureuse que dévastatrice… Je place la paille sur la table, j’aspire la poudre. L’héroïne me monte à la tête… Je sens mon corps devenir cotonneux… Dire que je m’étais toujours interdit de me droguer, me voilà obliger pour ne pas disparaître dans les méandres tortueux de ma psyché honteuse et putride… Mon esprit est calmé… Mais, je ne vais pas me laisser dévorer comme cela… Il suffit de recommencer, encore et encore, sans problème. Je jette mon sac sur mon dos, il ne me reste plus rien dans la chambre, plus aucune affaire… N’ayant jamais été matérialiste, mes affaires tienne aisément dans ce sac. Je prends une feuille rapidement, je griffonne un mot rapidement, surtout à l’attention de Belg, bien que mon cœur espère aussi que Sora le lira…

« Les choses ont changé, je m’en vais, je ne peux plus imaginer ma vie ici. Adieu, bonne continuation à toi Belgebesh, ne change rien… »

Je laisse le papier sur la table, je claque la porte, je marche d’un pas rapide, je quitte la guilde, je quitte le Bretagne, je quitte la France…

Si on me retire tout, je n’ai plus qu’a allé avec ceux qui n’ont plus rien, avec Ultio, je suis sûr que là-bas, ils feront bonne manœuvre de mes informations… Dante ne meurt jamais, Dante reviens toujours, plus puissant, moins humain à chaque fois, la folie monte, la drogue en allié cette fois ci, Ultio m’acceptera, ce n’est que le début, Olympus, Sora comprendra son erreur, je vais à Ultio bien décidé à me venger…

Mon comportement autodestructeur rentre dans une nouvelle ère… Mais, je me sens si grisé par mon cœur endoloris, ma haine, ma violence, mon amour déborde, la folie monte en moi, je ne suis plus le même, je suis une bête sauvage lancé dans ce monde…

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